L’Initiative contributive est née en 2020, sous la forme d’un collectif citoyen, pendant la crise du COVID, à un moment où la solidarité et l’engagement étaient requis, visibles et reconnus dans leur valeur vitale. Des couturières qui fabriquaient les masques nécessaires aux hôpitaux faisaient alors remarquer qu’elles travaillaient plus de dix heures par jour, et que – malgré leur apport – beaucoup d’entre elles vivaient au RSA. Leur situation paradoxale constituait le révélateur d’une problématique plus structurelle : le manque de reconnaissance du rôle de l’activité contributive dans la société et la précarité de ses acteurs les plus engagés, ceux qui s’y consacrent à temps plein, comme à un travail (professionnels-contributeurs).
Qui étaient ces professionnels-contributeurs ? Dans quels domaines œuvraient-ils ? Comment vivaient-ils ? Et les autres, ceux qui font de l’activité contributive en plus de leur travail, quelle était la part d’activité contributive choisie et la part d’activité contributive contrainte ? Quels étaient leurs ressentis et leurs vécus ?
Le collectif a souhaité mener l’enquête avec les contributeurs eux-mêmes, mettre des mots et des chiffres sur la réalité de leur apport, de leur impact, de leurs difficultés et de leurs joies. Le projet a été conçu selon une démarche académique et a été labellisé par le pôle de compétitivité Finance Innovation.
Pendant cinq ans, le collectif a produit :
- L’enquête {contributive} : une opération de recherche inspiré de l’esprit des conventions citoyennes ( 300 contributeurs, 60 personnalités qualifiés et experts), avec expérimentation d’une plateforme de déclaration et de valorisation de l’activité contributive ;
- La 1ère déclaration des droits du contributeur, présentée au Nouveau Théâtre de Montreuil, à l’issue de l’enquête ;
- L’étude « 1ère mesure radicale de l’activité contributive des Français », comprenant la mise au point d’indicateurs et d’une méthode de mesure de l’activité contributive ;
- L’ouvrage publié aux éditions de l’Aube, L’activité contributive. Ce que nous sacrifions à la richesse, sélectionné dans l’avant-liste du Prix du livre économique 2024 et réédité en poche en 2025 ;
- Une estimation de l’apport contributif des Français aux Jeux olympiques et paralympiques Paris 2024 ;
- Deux tribunes dans des grands titres de presse (Les échos, le Monde).
Les travaux du collectif ont donné lieu à une question à l’Assemblée nationale concernant l’absence de prise en compte de l’activité contributive réelle dans le bilan de Paris 2024, ainsi qu’à l’introduction du sujet dans le programme de la nouvelle présidence du CNOSF.
En 2025, le collectif s’est constitué en think tank associatif afin de poursuivre ses travaux de recherche et son action de plaidoyer, le modèle du collectif informel ayant atteint ses limites.
L’association est immédiatement entrée en incubation au Philanthro-Lab pour accompagner son amorçage.
