Le bilan contributif est un référentiel qui permet de cartographier et de mesurer l’effort contributif d’une organisation – entreprise, association, institution – ou d’un territoire.
Une V0 du bilan contributif à destination des entreprises est disponible. Son évolution et son expérimentation font partie des travaux du Cercle “Entreprises et économie contributive”.
La feuille de route de l’Initiative contributive inclut le développement des autres versions à destinations des associations, institutions et terrritoires.
Le bilan contributif des entreprises
Fondements
Tout, dans l’activité productive des hommes et des organisations, ne peut pas être monétisé.
Une partie de l’activité productive est opérée sans modèle économique propre, parce qu’elle est le préalable à toute autre forme d’activité, ou en vue de participer à l’intérêt général.
Cette partie non monétisée ou non lucrative de l’activité productive constitue « l’activité contributive ».
Toutes les entreprises font de l’activité contributive.
Comment, dans quels domaines, dans quelles proportions, à quelles fins, et avec quels effets sur la triple performance, économique, sociale et environnementale, telles sont les questions auxquelles répond le bilan contributif des entreprises et des organisations.
Connaître, qualifier et mesurer l’activité contributive d’une entreprise permet d’avoir des informations fiables, documentées et claires, sur son engagement réel en matière environnementale et sociale, mais aussi sur sa démarche qualité, et sur la qualité de vie au travail.
Présentation
Le Bilan contributif est une synthèse qui analyse conjointement la RSE et la démarche Qualité d’une organisation afin d’évaluer sa contribution aux impacts sociaux, sociétaux, immatériels et environnementaux. Il met en évidence son identité contributive, ses orientations et la réalité de ses engagements à travers des indices et des cartographies.
Idéalement fondé sur une collecte participative impliquant l’ensemble des collaborateurs, il peut aussi être établi à partir des seules données institutionnelles et financières liées à la durabilité et à la qualité.
Comparables d’une organisation à l’autre, simples, exprimées en unités monétaires ou en ratios, les informations du Bilan contributif permettent de suivre avec précision les impacts de la politique durabilité et de la démarche qualité sur la performance économique et sur la performance sociale.
A ce titre, le Bilan contributif est un outil qui permet de réconcilier les trois performances : économique, sociale et environnementale.
Une approche par l’effort
Complément et synthèse du reporting durabilité, le Bilan contributif montre comment l’entreprise contribue au développement social, environnemental, immatériel et économique de ses écosystèmes. Il détecte, mesure et inspire les contributions de l’entreprise et de ses collaborateurs. Il apporte des informations matérielles mais aussi financières puisqu’il valorise l’ensemble des démarches RSE, contributives et participatives à partir de leur coût réel : achats et masse salariale.
Ce coût traduit « l’effort » d’une organisation en matière RSE et contributive.
Trois postulats fondent la mesure de l’effort contributif :
- Toute action RSE implique un effort mesurable (travail, dépenses), ce qui en fait un indicateur fiable de l’intensité réelle des engagements.
- Une part significative de l’effort contributif est informelle : les collaborateurs y consacrent du temps non reconnu, distinct du temps opérationnel. Ce temps, aujourd’hui invisible, est pourtant essentiel à la cohésion, à la qualité de vie au travail et à la performance, et constitue un levier stratégique à valoriser.
- L’effort contributif peut être analysé comme un investissement : il génère des impacts multiples (sociaux, environnementaux, organisationnels) et contribue à la performance globale. Si la mesure directe des impacts reste partielle, il est possible de suivre des trajectoires de performance en fonction des investissements engagés.
Enfin, pour compenser les limites d’une approche par l’effort seul, le bilan intègre des indicateurs de résultats RSE et de qualité, afin d’évaluer l’efficacité réelle des actions.
Interopérabilité avec les principaux cadres de référence RSE
Le Bilan contributif enrichit le reporting durabilité, le rapport de mission ou le rapport intégré. A ce titre, il est interopérable avec les principales références en la matière et notamment :
- les ESRS,
- les IFRS S1 et S2,
- la norme ISO 26 000,
- les 17 Objectifs de Développement Durable,
- les 7 questions traditionnellement structurantes du reporting RSE (Gouvernance et organisation, Droits de l’Homme, Relations et conditions de travail, Environnement, Loyauté des pratiques, Questions relatives aux consommateurs, Communautés et développement local),
- les labels Great Place to Work ou B-Corp.
Cette interopérabilité concerne autant le contenu (les matières) que les exigences de reporting.
Ressources
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